Juline Lebrun a rejoint l’équipe de l’ADRETS dans les locaux de Chambéry pour une année d’apprentissage réalisée dans le cadre de son Master II Sociologie et sciences sociales appliquées en Savoie. Juline suit l’équipe notamment sur son travail de terrain ; elle nous propose alors une chronique régulière sur ces aventures  d’apprentie à l’ADRETS !

Journée à l’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine de Grenoble dans le cadre du séminaire « Vieillir hors les villes – Vieillir en montagne » organisé par le Labex ITEM.

La question des services au public avant l’ADRETS… Honnêtement, je ne m’y étais jamais collée. Alors quand Sandrine m’a proposé de venir participer à un séminaire européen où il y aurait de nombreux professionnels du milieu (sociologue, géographe, architecte..) dans lequel elle prendrait la parole sur la thématique « vieillir hors les villes », j’ai de suite été séduite.

Les sujets abordés étaient variés mais toujours en rapport avec les personnes âgées : un italien a parlé de food ability ; la directrice du master de sociologie spécialisée dans le vieillissement nous a expliqué ce qu’engageait le fait de vieillir ; un intervenant Irlandais nous a présenté l’idée de community ; une architecte nous a explicité la diversification des typologies de logements à destination des aînés et d’autres encore. Quant à Florent Cholat, organisateur du séminaire, lui a abordé le thème de la mobilité inversée.

Bref au milieu de tout ça, Sandrine a soulevé la question de la continuité des services dans les territoires ruraux. Ok… mais qu’est ce que ca veut dire, euh… en fait ?

Alors, Sandrine nous a expliqué que vivre dans les Alpes c’était avant tout un choix de vie ! Surtout pour les personnes vieillissantes. L’ADRETS connaît bien la population des Alpes et, pour faire vite, dégage deux catégories chez les personnes âgées : les personnes habitants depuis longtemps sur le territoire et les personnes retraitées qui s’installent dans les Alpes pour une connexion à la nature. Ah… c’est vrai, qu’on est connecté dans les Alpes !!!
Mais voilà il y a des impasses dans ce choix de vie. L’isolement est très présent, il y a une forte sectorisation des services et surtout des réponses uniques à un besoin repéré. Ce qui fait que les services ruraux sont souvent ultra spécialisés (centralisés et moins accessibles). Bon au moins il y en a un peu. Parce que c’est vrai que les territoires de montagnes pâtissent fortement du retrait des permanences de services notamment avec le tout virtuel : la dématérialisation ! Il faudrait être encore plus connecté dans nos montagnes.
Grâce au ciel, Sandrine est venue nous présenter quelques innovations en matière de service au public : les MSAP qui sont des points d’accueil mutualisés, des points d’accès informatiques et surtout d’accompagnement aux démarches en ligne, pour venir secourir les personnes âgées qui ne savent pas forcément se servir d’un poste informatique ! Elle nous a également parlé des maisons de santé (important pour l’attractivité des territoires) qui sont des regroupements de professionnel de santé. Vous imaginez bien à quel point le rapport aux services de santé est important lorsque l’on vieillit. Sandrine nous a également parlé de l’importance d’adapter l’accessibilité des services aux différents besoins. Pour ça il faudrait adapter des horaires, penser la mobilité, l’itinérance des services et bien d’autres encore ! N’hésitez pas à nous donner vos idées sur la question d’ailleurs.
Bon et pour finir, Sandrine nous a bien exposé l’idée qu’il fallait vraiment créer une relation solide et pérenne entre le public et le privé. Les maîtres mots de cet aspect seront coordination, attractivité et transversalité !

J’ai trouvé que la grande valeur ajoutée de l’ADRETS sur toutes ces questions, c’était l’ancrage avec son territoire. Au fait, moi je suis Juline, apprentie à l’ADRETS. Je suis en Master 2 en sociologie à Chambéry. Je suis dans les locaux de la Motte Servolex avec Adrien.

Ressources :

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